LE CŒUR D’HADRIANA, ENFIN DÉVOILÉ !

Publié le par Siméon-Louis JEAN

LE CŒUR D’HADRIANA, ENFIN DÉVOILÉ !
Le cœur d’Hadriana enfin dévoilé

LE CŒUR D’HADRIANA, ENFIN DÉVOILÉ !

 

Mon vrai roman, c’était la naissance de mon histoire, quand elle grandissait, explosait en feu d’artifice dans ma tête. Corps à corps éprouvant entre mes idées et ma plume ! Choc permanent entre les personnages ! Dérive tumultueuse, hallucinante vers des territoires de la pensée que les créateurs approchent au paroxysme de leurs explorations ! Le produit final, le livre, est comme un cadavre, avec son histoire, comme tout cadavre.

 

Gary Victor, L’escalier de mes désillusions, p. 11.

 

 

 

Siméon-Louis Jean : Bonjour Jérôme Poinsot, merci d’avoir accepté de m’accueillir chez vous pour répondre à mes questions. Tout d’abord je voulais vous dire combien j’ai été stupéfait de voir que vous êtes parvenu à vous plonger au cœur de ce merveilleux roman de René Depestre, Hadriana dans tous mes rêves, pour nous en faire partager tant d’aspects que jusqu’alors, j’étais bien loin de soupçonner.

 

Jérôme Poinsot : Merci Siméon, vous êtes très gentil, mais vous savez, dans ce travail il me faut d’abord rendre à tout seigneur tout honneur ! Sans l’intelligence et la sensibilité artistique de René Depestre, cette incroyable période d’émerveillement que j’ai vécue en travaillant sur Hadriana n’aurait jamais existée. Aussi je suis profondément reconnaissant à Christiane Chaulet-Achour de m’avoir de m'avoir confié l’étude de cette œuvre dans le cadre de la collection « Entre les lignes – Littérature Sud » qu’elle dirige pour les éditions Honoré Champion. Comment dire… c’était comme me plonger dans un bain de jouvence : chacune de mes questions amenait une réponse qui me permettait de formuler la question suivante, et ainsi de suite, pendant plusieurs mois ! Personnellement je n’avais jamais vécu d’expérience littéraire pareille. Et à chaque fois, je m’approchais un peu plus d’une connaissance pleine et authentique de ce qu’était vraiment ce roman d’Hadriana

 

S.-L. J. : Vous en parlez avec un tel enthousiasme que, pour ne rien vous cacher, je me suis moi-même senti emporté par votre étude, en vous lisant. C’est assez incroyable cette façon que vous avez eue d’entrer dans ce roman, et d’en donner à voir tant d’aspects, que ce soit sur le plan littéraire de l’écriture baroque de René Depestre, que sur toutes les thématiques qu’il mobilise : l’histoire, l’anthropologie, la sociologie…

 

J. P. : Je ne vous le fais pas dire ! J’ai moi-même été stupéfié et pour tout vous dire, ébloui, de découvrir comment ce roman, qui est très bref – il compte moins de deux cents pages ! – pouvait à la fois être si dense et si divers. Rendez-vous compte : on y trouve près de neuf histoires et plus de soixante personnages ! Quand on sait le travail que cela représente que d’en créer un seul, c’est quelque chose d’assez incroyable, n’est-ce pas, et chez René Depestre, tout est travaillé pour parfaitement s’intégrer et faire corps avec le texte, rien n’est laissé au hasard ! En réalité, un tel travail d’orfèvre derrière l’apparence spontanée de la simplicité, tout cela est tout bonnement incroyable !

 

S.-L. J. : Cela est d’autant plus remarquable que, quand on consulte votre bibliographie, à la fin de l’ouvrage, on se rend compte que rien n’avait été écrit sur ce roman jusqu’alors !

 

J. P. : Vous avez mis là le doigt sur un point sensible. C’est une chose que je n’arrive effectivement pas à m’expliquer : pourquoi ce merveilleux roman, qui a remporté un franc succès en librairie, avec plus de 450 000 exemplaires vendus, et qui a été couronné du Prix Renaudot en 1988 – excusez du peu ! –, comment ce roman a pu rester à ce point ignoré par le monde universitaire, alors que l’œuvre de René Depestre est par ailleurs traduite en dix langues au moins, et non des moindres ! C’est un mystère que je ne m’explique pas. J’ai posé d’ailleurs la question à René Depestre lui-même qui m’a dit que selon lui, ce désintérêt académique viendrait de son passé de militant communiste international, notamment aux côtés de Fidel Castro et de Che Guevara, et que par conséquent, ses écrits auraient pour ainsi dire jetés aux oubliettes, mis à l’index…

 

S.-L. J. : Vous en pensez quoi ?

 

Personnellement, même si je comprends bien cet argument, je dois vous dire qu’il ne m’a pas vraiment convaincu. Il me semble en effet que cette indifférence intellectuelle et artistique proviendrait plutôt de ces deux constats : le premier, c’est que René Depestre est un auteur haïtien, et que par conséquent, par discrimination pure et simple, on lui a longtemps refusé de faire véritablement partie du patrimoine littéraire français. Si vous consultez par exemple l’anthologie de littérature du Xxe siècle d’Henri Mitterrand, vous trouverez un tout petit paragraphe sur la littérature haïtienne, où il est écrit que René Depestre est un des précurseurs phare de la francophonie actuelle ! Or, si vous vous reportez au chapitre consacré aux les littératures francophones du Maghreb et des Antilles, vous n’y trouverez aucun texte de René Depestre ! L’autre raison que j’ai trouvée provient, il me semble, de la nature même de ses romans, de leur esthétique : je veux dire de leur caractère baroque. Vous le savez sans doute, l’écriture des romans de René Depestre relève du fantastique latino-Américain, grâce à l’esthétique du réel merveilleux, même si en réalité, pour être précis, on devrait dire l’inverse. Ce réel merveilleux, tel que l’ont notamment expliqué Alejo Carpentier et Jacques Stephen Alexis et un ferment d’écriture baroque. Or, il faut bien vous rappeler que pour l’histoire littéraire française, l’écriture baroque est révolue depuis le siècle de Louis XIV ! Tout cela pour montrer combien il nous est difficile aujourd’hui, au XXIe siècle, de chausser des lunettes du XVIIe siècle pour lire René Depestre (rires) !

 

S.-L. J. : Je vois que vous n’avez pas peur des paradoxes !

 

J. P. : Parfaitement ! Mais plaisanterie mise à part, il faut donc bien comprendre qu’aux yeux du lecteur français cultivé du XXe siècle, les romans de René Depestre sont des ovnis ! C’est pourquoi j’ai pensé qu’il pourrait être intéressant de les aborder en tant que tels, et de les soumettre à une sorte d’ingénierie inverse…

 

S.-L. J. : Oui, mais encore… Qu’est-ce que vous entendez par-là ?

 

J. P. : Ah, je constate avec regret, jeune homme, que vous ne vous intéressiez pas suffisamment aux choses de l’espace ! (Rires) En fait, il s’agit d’étudier un artefact inconnu à rebours de son processus de création : là où un créateur a pu partir de plusieurs idées pour créer une œuvre, moi je prends cet objet complet que je le démonte en laboratoire, à grand renfort de cybernétique, afin d’en isoler les constituants. Ce faisant, je relève la manière dont ces éléments sont agencés, ce qui me permet de mettre au jour les questions de fonctionnement et de structure. Dit comme cela, cela peut paraître très simple, mais il peut arriver que certains isolats résistent aux investigations et qu’il me faille plus de temps pour les séparer, en trouvant leur faille. Après, il ne me reste plus qu’à remettre tout cela dans un ordre qui puisse être acceptable pour le lecteur.

 

S.-L. J. : Si je comprends bien, vous procédez avec les textes comme avec de la mécanique ?

 

J. P. : Vous y êtes, c’est tout à fait ça ! Disons que, voilà, après avoir fait un joli petit tour dans une belle une voiture, j’en dépose le moteur, et que je le démonte… mais à fond, avec du cambouis jusqu’aux coudes ! Dans le cas d’Hadriana, je dois bien reconnaître que je suis tombé sur de la mécanique très fine, comme celle qu’on emploie en horlogerie par exemple, mais qui une fois assemblée, pouvait générer une puissance peu commune, semblable à celle d’un turbo-réacteur utilisé dans l’aéronautique, par exemple. Quand j’y repense, je me dis que c’est quelque chose de vraiment incroyable. Comme on le dit volontiers maintenant : « ce roman, c’est un truc de malade ! » Et René Depestre de vous raconter qu’il a écrit cela paisiblement, en six mois, le matin, à son pupitre, presque sur un pied : très sincèrement, j’ai beaucoup de mal à le croire !

 

S.-L.- J. : Si je comprends bien, vous passez votre temps à douter de tout !

 

J. P. : C’est que malheureusement, j’ai appris qu’en littérature, il fallait avant tout apprendre à se méfier de la parole de l’auteur.

 

S.-L. J. : Ah oui !, et pourquoi ?

 

J. P. : Parce que tout ces messieurs et dames qui écrivent sont les champions de l’affabulation, et que quand vous parlez avec eux, vous ne savez pas vraiment de quelle réalité ils vous parlent : de la vôtre, de la leur… où du projet auquel ils travaillent ou ils songent ! (Rire) Mais cela, ils omettront de vous le préciser, bien évidemment ! Et puis vous savez, maintenant que j’en connais quelques-uns uns, je peux vous dire que ce qui compte pour eux, c’est d’exister au travers de leurs livres : aux lecteurs de faire suffisamment d’efforts s’ils souhaitent vraiment les y rencontrer ! Ainsi, contrairement à ce que nous donne à penser l’image du milieu de l’édition littéraire, il faut avoir bien conscience que l’exercice de la littérature est un exercice solitaire : solitaire pour l’écrivain qui va passer des centaines, voire des milliers d’heures seul à sa table de travail à rédiger puis corriger son manuscrit ; solitaire également pour le lecteur qui, s’il ne lit le texte qu’une fois, aura sacrifié quelques journées entières, assis dans sont fauteuil, à refaire vivre tout ce petit univers dans sa tête… Et je ne dis rien si, comme mois, il lui prend l’envie de lire et relire un roman une petite dizaine de fois ! Là, ce n’est pas une semaine qu’il lui faudra, mais plusieurs mois, voire une année entière !, ce qui entre nous soit dit fait du livre le loisir culturel le meilleur marché du monde : imaginez un abonnement à une salle de sport, pour un an, allez, à 15 Euros ? Personne ne pourrait soutenir cette concurrence ! (Rires) Cette vision de la littérature en fait émerger un autre aspect, que pour ma part je trouve infiniment sensuel, qui est que le lecteur, en persévérant, entre en rapport avec l’œuvre. Il en va un peu comme pour les femmes : pour peu qu’une œuvre soit un peu sophistiquée et ne se livre pas trop rapidement, un jeu s’instaure entre le lecteur et le texte, qui se rapproche assez d’un chassé-croisé amoureux. À chacune de ses avancées, le lecteur touche et embrasse une partie de l’œuvre qui dès lors, s’écarte à nouveau de lui. Ce mouvement fait que la lecture propose en réalité toute une succession d’étapes de découvertes qui pour un lecteur obstiné, peuvent avoir la fraîcheur d’un baiser volé, ou encore d’un orgasme, pour aller plus loin. Imaginez ce que pourrait être une nuit d’amour quand les amants peuvent danser tout en éprouvant successivement plusieurs dizaines ! Quant on y pense, c’est assez affolant, vous ne trouvez pas ?

 

S.-L. J. : Donc, si j’ai bien compris, pour vous, le livre n’a aucune crainte à avoir quant à sa survie sur le marché des bien culturels et de loisirs ?

 

J. P. : Aucune ! Et très sincèrement, je crois qu’avec le livre de poche, on a atteint le summum des outils culturels : rendez-vous compte qu’il peut être utilisé pour ainsi dire partout dans n’importe quelles conditions, pourvu qu’il y ait un peu de lumière ! En fait, ce dont le livre a le besoin, c’est d’un lecteur qui sache à la fois l’habiter et le faire fonctionner. J’aime beaucoup cette image du livre-maison que j’emprunte volontairement à Zadie Smith, tant je la trouve très juste. Un livre, c’est un peu comme une maison : on l’explore, on y circule parce qu’on y a trouvé une pièce ou un meuble qui nous plaisent, ou alors parce qu’on s’est rendu compte qu’on n’avait pas bien vu un coin qui était resté dans l’ombre… Bref, on y vit. Et on s’y trouve tellement bien qu’à un moment on ne peut s’empêcher de chercher à savoir pourquoi et comment une telle bâtisse a été construite. Le problème, c’est que les maçons ont bien évidemment démonté tous leurs échafaudages ! Alors on sort de la maison, on regarde les façades et on cherche les traces du chantier sur le sol… Certains disent, outre Atlantique, qu’on appelle cela de la déconstruction. Pour moi, c’est juste une question de curiosité.

 

S.-L. J : J’imagine que dans Hadriana, vous avez trouvé les traces des échafaudages ?

 

J. P. : Comme vous y allez ! Est-ce ainsi qu’on parle du corps d’une princesse de conte de fée ? (Rires) Non, disons que je me suis rendu compte que René Depestre, comme moi, est quelqu’un qui aime jouer, et qu’avant d’enlever ses échafaudages, il s’était bien amusé à enduire ce splendide manoir baroque en bois d’une sorte de crépi en ciment, afin d’en camoufler la véritable architecture. Je m’en suis rendu compte quand j’ai eu fini d’arpenter son roman afin d’en établir la carte. Une fois ce mappage terminé, je me suis rendu compte en regardant les façades qu’il me manquait des volumes, ou en tout cas, qu’on ne les voyait pas. Donc j’ai tout simplement approché mon compresseur et j’ai décapé ce crépi qu’avait soigneusement posé René Depestre, et ce que j’ai trouvé dessous correspondait davantage à mes relevés cartographiques.

 

S.-L. J. : Bien, bon, alors au risque de vous décevoir, je ne sais plus trop comment vous interroger pour en venir à ce roman, après toutes ces considérations d’informatique, d’architecture et de maçonnerie…

 

P. J. : C’est parce que vous n’avez pas encore l’habitude de penser d’une manière baroque ! Dites-vous bien qu’il n’y a pas de séparation entre la littérature, l’informatique, l’architecture, la botanique, que sais-je encore : la musicologie ? Non. Disons que pour vous aider à raccrocher un peu les wagons de notre entretien, le problème que j’ai rencontré ensuite était double : d’une part je ne voyais pas ce que l’histoire préliminaire de l’autozombie venait faire avec le récit du mariage avorté d’Hadriana et de sa pseudo zombification, et que d’autre part, je restais bloqué devant l’omniprésence proliférante de ce fameux papillon sphinx à tête de mort (Acherontia atropos) qu’était Granchiré, épinglé sur mon tableau d'hypothèses. Inutile de vous rapporter ce que m’en a dit René Depestre : c’était très charmant, mais il s’agissait d’un leurre. Alors je suis donc reparti sur les traces d’Hadriana, de René Depestre et du carnaval à Jacmel, mais cette fois-ci en compagnie d’Edwige Danticat et de mon ami Rodney Saint Eloi, en relisant le récit Après la danse. Et là, par le plus grand des hasards, tout s’est éclairé ! Je ne rentrerai pas dans le détail, mais c’est à partir de là que j’ai pu percevoir pourquoi Hadrina dans tous mes rêves est un récit baroque : à cause de son esthétique contrapuntique généralisée.

 

S.-L. J. : Effectivement, et je crois que c’est l’apport majeur de votre étude que de fournir les bases d’une réinterprétation globale du sens de ce roman de René Depestre.

 

J. P. : Vous avez raison : là où la plupart des lecteurs voyaient un récit merveilleux des amours d’adolescence du jeune haïtien Patrick Altamont pour la jeune beauté française d’Hadriana Siloé, la dynamique du contrepoint rend la lecture de ce roman à la fois plus rigoureuse, plus profonde et plus nuancée, l’érotisme solaire et son éloge de l’amour et de la vie venant en réalité contrebalancer tout ce capital de frustration sexuelle et de mort généralisées qu’incarnent partiellement les rituels vaudou aux finalités criminelles. Cet équilibre des contraires fait qu’à ce moment-là, on comprend qu’Hadriana et Baltazar Granchiré ne sont pas des ennemis, mais qu’au contraire ils sont tous les deux les principales victimes de ce mode de vie haïtien.

 

S.-L. J. : Si je vous comprends bien, loin d’être le chantre de l’haïtinité vaudou, René Depestre en dresserait plutôt le réquisitoire ?

 

P. J. : C’est tout à fait ça, et en plus il réussit un tour de force majeur auquel d’autres romanciers haïtiens n’avaient pas pensé, qui est de dépasser cette impasse mythologique et historique en revenant sur cette magnifique fête d’émancipation des esclaves que représentaient les célébrations du carnaval. Là aussi, il m’a été difficile de pouvoir travailler sur cette question, car aussi surprenant que cela puisse paraître, aucun livre n’a été publié récemment aux Antilles sur cet événement majeur de la vie sociale antillaise qu’est le carnaval. Heureusement, je suis parvenu malgré tout à me documenter sur cette question, en utilisant notamment l’ouvrage d’Anne-Marie Lebourg-Oulé sur la royauté temporaire, que je tiens à saluer ici. Alors que le carnaval ne sert a priori que de toile de fond au drame d’Hadriana, le lecteur se rend finalement compte qu'en définitive, c’est le carnaval, par sa dynamique baroque d’inversion, qui est le ressort fictionnel fondamental qui met en mouvement toute la dynamique de ce roman, et grâce auquel cette situation haïtienne désastreuse parvient malgré tout à une issue un tant soit peu positive.

 

S.-L. J. : Finalement, en plus d’éprouver un très grand plaisir à étudier ce roman de René Depestre, vous êtes finalement parvenu, il me semble, à tirer au clair un grand nombre de questions qui dépassent de loin le principe de l’esthétique baroque, non ?

 

P. J. : Oui, mais elles y demeurent rattachées, car les rituels vaudou que j’ai analysés dans le détail pour en expliquer la faillite, sont partie prenante du contrepoint qu’ils forment avec l’érotisme solaire. Et les fêtes de carnaval, par l’inversion du monde qu’elles provoquent, sont aussi au cœur de l’esthétique baroque. Tout cela a pu avoir l’air confus aux yeux de certains lecteurs habitués à une conception linéaire et épurée de l’écriture, mais en réalité, toutes ces proliférations narratives sont parfaitement agencées et maîtrisées ! C’est cela qui est incroyable ! René Depestre nous a livré ici un roman très profond sur plan humain, tout en étant très cérébral, avec un style poétique et sensuel incroyable ! Vraiment du très grand art ! Pour conclure, si vous me le permettez, j’en suis venu à la conclusion que Hadriana dans tous mes rêves est en définitive le premier roman de la créolité, dont le manifeste ne sera publié que l’année suivante, ce qui donne à René Depestre un bon quart de siècle d’avance sur ses confrères martiniquais !

 

Bon, j’espère qu’avec ça, vous aurez de quoi faire un papier intéressant, non ? Dites-moi, j’espère qu’après m’avoir fait tant parler, vous n’aurez rien contre un petit verre de champagne, pour fêter ça ? À René Depestre et à son Hadriana !

 

 

 

Ce qu’on en a pensé :

 

« Une magistrale étude » - René Depestre

 

« En très peu de pages vous avez réussi à dire l'essentiel sur ce texte. Et vous en avez montré la belle complexité. Ce n'était pas évident. René Depestre est un grand écrivain. Jubilatoire. Subtil. Merci de votre analyse. »

 

Yanick J. P. Lahens

 

« Quel tour de force de déconstruction-reconstruction, et comme cet ouvrage sera utile aux étrangers qui s’attaquent au roman … et même à bien des compatriotes de Depestre également ! »

 

Léon-François Hoffmann

 

LE CŒUR D’HADRIANA, ENFIN DÉVOILÉ !